L’approche de pédiatrie sociale en communauté telle que développée par le Dr Gilles Julien a fait l’objet de plusieurs évaluations. Les résultats de ces évaluations sont disponibles ici.


Depuis 2009, le garage à musique déploie un programme unique dans l’apprentissage et la pratique de la musique auprès des jeunes du quartier Hochelaga-Maisonneuve. Combiné à la pratique de la pédiatrie sociale en communauté et d’un suivi scolaire adapté aux besoins de l’enfant, ce programme vise à diminuer les facteurs de risques menant à la criminalité juvénile et à l’adhésion aux gangs de rue. Le garage à musique implique les intervenants en pédiatrie sociale, les bénévoles, les partenaires du réseau scolaire ainsi que les familles et la communauté. Tous s’allient afin d’offrir aux jeunes un milieu stimulant et sécuritaire, propice à l’épanouissement et au développement de leur plein potentiel.
L’évaluation du programme vise à souligner les aspects-clés de la mise en œuvre du garage à musique, et ce pour les trois composantes du programme (apprentissage musical, suivi en clinique de pédiatrie sociale, soutien en apprentissage scolaire).

Plus spécifiquement, le projet de recherche permettra de décrire:
• La clientèle (les jeunes et leurs familles) et leur participation au projet
• Les activités et les ressources (matérielles, humaines et organisationnelles) nécessaires
• La satisfaction à l’égard du projet
• Les défis associés et les leçons tirées

Consultez le résumé

Consultez le rapport final

L’ÉQUIPE :
Chercheure principale : Anne-Marie Piché, École de travail social, Université du Québec à Montréal
DURÉE :
2011-2016

En 2015, la Fondation du Dr Julien et le CSSS Lucille-Teasdale (maintenant CIUSSS de l’Est) obtiennent une subvention de la Fondation de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec pour mettre en place un projet visant l’intégration d’infirmières et infirmiers cliniciens au sein de la pédiatrie sociale en communauté au Québec.

Dans un premier temps, ce projet a pour objectif de former les infirmières et infirmiers cliniciens à la pratique interdisciplinaire de la pédiatrie sociale en communauté en facilitant l’acquisition de compétences et d’aptitudes leur permettant d’intervenir auprès de populations vulnérables. Dans un deuxième temps, le projet prévoit intégrer des infirmières et infirmiers dans les équipes de pédiatrie sociale en communauté et ainsi tester un projet pilote qui pourra par la suite être déployé auprès des autres centres de pédiatrie sociale.

Ce projet permettra de dresser un profil de l’infirmière et infirmier en pédiatrie sociale en communauté, de développer un programme de formation adapté à ces professionnels, de sensibiliser une centaine d’entre eux et d’en former une cinquantaine à la pratique de la pédiatrie sociale en communauté.

Ultimement, l’intégration d’infirmières et infirmiers au sein d’équipes de pédiatrie sociale en communauté vise à accroître l’accès à des services cohérents pour les enfants issus d’un milieu vulnérable.

Consultez le rapport final du projet infirmières

Consultez le document « Modèles d’intégration de l’infirmière en pédiatrie sociale en communauté « 

Dans le but de desservir 20 000 enfants en situation de vulnérabilité et leurs familles d’ici 2021, la Fondation du Dr julien développe et soutient les initiatives de pédiatrie sociale sur l’ensemble du territoire québécois.

Cette recherche vise à identifier à l’échelle du Québec les communautés  les plus à risque en termes de pauvreté sociale et économique, de sorte à cibler les enfants et les familles les plus vulnérables. Pour y  parvenir, les données sociodémographiques et économiques issues de différents ministères (famille, éducation, santé et service sociaux, travail) ainsi que des données populationnelles seront croisées afin de créer des indicateurs de pauvreté sociale et économique.

Plus précisément, cette recherche permettra de :

  • Opérationnaliser deux concepts centraux de la pédiatrie sociale, soit la notion de vulnérabilité et celle de communauté.
  • Réaliser une analyse provinciale pour identifier les communautés les plus à risque en fonction des communautés où sont concentrés les indicateurs de vulnérabilité préalablement déterminés. Cette analyse sera réalisée au moyen de la plus petite unité de territoire disponible (CLSC ou FSA).
  • Dresser le portrait des communautés au sein desquelles des cliniques de pédiatrie sociale sont déjà implantées et fonctionnelles, au moyen des indicateurs et des indices qui seront utilisés pour identifier les communautés à risque.

Le rapport final sera déposé au début de l’année 2017 et fera état de toutes les analyses réalisées dans le cadre du projet, ainsi que des recommandations quant aux communautés qui devraient être ciblées. Il sera accompagné de la cartographie de l’ensemble du territoire québécois.

L’équipe

Tonino Esposito, Ph. D., Professeur adjoint et titulaire d’une chaire de recherche du Canada, École de service social, université de Montréal

Catherine Roy, Ph.D., Chercheure, Centre de recherche sur l’enfance et la famille, Université McGill

Nico Trocmé, Ph.D., Directeur et titulaire de la chaire Philip Fisher en service social, École de service social, Université McGill

Devis de recherche

Consultez le devis de recherche (PDF)

Consultez le rapport

La musicothérapie est une pratique appliquée dans de nombreux milieux de prévention et d’intervention. Elle utilise les qualités expressives et motivationnelles de la musique afin d’influencer positivement le bien-être, la santé mentale, physique et spirituelle. La musicothérapie est intégrée à l’approche de pédiatrie sociale au Québec depuis 2011, mais aucune recherche reliant ces deux approches n’a été écrite.

Dans son mémoire de maîtrise, Sandrine Zuyderhoff dresse un cadre théorique de l’application de la musicothérapie dans un milieu de pédiatrie sociale en communauté. Elle s’appuie sur son expérience personnelle de musicothérapeute à la Fondation du Dr Julien, ainsi que celle de collègues œuvrant dans différents centres. Cette recherche prend la forme d’une réflexion ouverte sur les questionnements et les bénéfices d’une telle pratique dans le milieu précis de la pédiatrie sociale. Elle aide à comprendre non seulement les différents principes qui sont appliqués, mais aussi les enjeux rencontrés par les musicothérapeutes. Cette démarche originale est la première à examiner la combinaison des deux approches, elle représente donc un outil important pour le développement et le rayonnement d’une telle thérapie au sein du réseau de la pédiatrie sociale en communauté.

Lien : http://spectrum.library.concordia.ca/979838/

Cette recherche a examiné l’approche adoptée au sein de centres de pédiatrie sociale en communauté (CPSC) dans cinq régions du Québec (Montréal, Gatineau, Lévis, Saint-Jean-sur-Richelieu et Trois-Rivières) de 2011 à 2014.

Elle met en évidence deux caractéristiques qui distinguent ces centres des autres organisations du réseau de la santé et des services sociaux soit, 1) l’accessibilité à des diagnostics et à des services de santé globale aux enfants issus de milieux vulnérables, 2) l’intégration dans un même lieu de services médicaux, spécialisés, psychosociaux et dans certains cas juridiques, en réponse à la variété des besoins des enfants et des familles.

Les résultats suggèrent également que les CPSC ont des liens avec de nombreux secteurs d’intervention différents (éducation, santé, services sociaux, juridiques, loisirs) et que ces liens sont plus étroits avec les organisations du réseau public de services sociaux et de santé que du réseau communautaire.

En ce qui concerne les retombées des interventions auprès des enfants et des familles, les résultats suggèrent qu’elles contribuent, après un an, à améliorer le développement socioaffectif des enfants, la relation parent-enfant et le sentiment de soutien social formel et informel des parents.

Pour en savoir plus 

Résumé Rapport GRAVE

Rapport du GRAVE

L’équipe

Marie-Ève Clément, chercheuse principale, Département de psychoéducation et psychologie, Université du Québec en Outaouais

Jacques Moreau, cochercheur principal, Université de Montréal

Sophie Léveillé, coordonnatrice du projet, Université de Montréal

Co-chercheurs :

Sylvie Gendron, Université de Montréal

Chantal Lavergne, Centre jeunesse de Montréal-Institut universitaire

Geneviève Turcotte, Centre jeunesse de Montréal-Institut universitaire

Anne-Marie Piché, Université du Québec à Montréal

Annie Bérubé, Université du Québec en Outaouais

Marie-Hélène Gagné, Université Laval

Marc Alain, Université du Québec à Trois-Rivières

Ghayda Hassan, Université du Québec à Montréal

Geneviève Pagé, Université du Québec en Outaouais

Francine de Montigny, Université du Québec en Outaouais

Annick St-Amand, Université du Québec à Trois-Rivières

Durée

2011 À 2014

Mandataires

Ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS)

Bailleurs de fonds

Fonds de recherche du Québec – Société et culture (FRQSC)

 

L’objectif principal du projet d’acquisition et de transfert de connaissances en pédiatrie sociale en communauté était de codifier les connaissances, les compétences et les aptitudes propres à la pédiatrie sociale en communauté telles qu’elles ont été développées par les centres d’expertise de la Fondation du Dr Julien. Ce processus de codification a mené à la production de deux documents, un document de codification et une grille de certification, qui visent avant tout à soutenir et mieux baliser le rôle des centres de pédiatrie sociale en communauté (CPSC) et de leurs intervenants.

Le mandat confié à l’équipe d’évaluation était de faire le point sur le processus de génération des connaissances explicites et tacites, en déterminant si ce processus avait répondu adéquatement aux besoins des utilisateurs visés dans les CPSC soutenus par la Fondation, et de formuler des recommandations afin d’optimiser le transfert de ces connaissances vers les milieux utilisateurs.

Les résultats montrent que :

  • Le document de codification et la grille de certification ont été consultés par la grande majorité des répondants.
  • Les participants interrogés considèrent que le document de codification est un outil exhaustif et utile, qui permet de bien comprendre le modèle et d’orienter les pratiques.
  • Ces mêmes participants considèrent que la grille de certification décrit des critères précis qui constituent des repères permettant aux CPSC de se situer objectif par objectif (mais difficilement par rapport à un niveau global), de baliser les pratiques de PSC et de bonifier les services dans leur centre.
  • Ils ont également souligné la pertinence et l’utilité de la démarche collaborative de préparation des documents.
  • La masse d’information que contient le document de codification représente un défi considérable à sa mise en œuvre.

Pour en savoir plus 

Résumé et rapport final

L’équipe

Christian Dagenais, Ph. D., l’équipe RENARD, Université de Montréal.

Didier Dupont, M.Sc, Professionnel de recherche en sciences humaines et sociales, Université de Montréal.

Frédéric N. Brière, Ph. D., Boscoville 2000 /Groupe de recherche sur les environnements scolaires (GRES)/Équipe RENARD, Université de Montréal.

Durée

2013 à 2014

Bailleurs de fonds

Avenir d’enfants

 

Le programme Accès à l’école a été initié en 2005 par le Dr Gilles Julien et la direction de l’école St-Pascal Baylon dans le quartier Côte-des-Neiges à Montréal. Il visait à favoriser l’intégration des enfants à la maternelle 4 ans. Il a été conçu pour prévenir des problèmes importants observés lors de la rentrée scolaire, notamment une faible maîtrise du français et une grande difficulté de certains enfants à se séparer de leurs parents. Élaboré en partenariat entre des écoles et le centre de pédiatrie sociale en communauté de Côte-des-Neiges, le programme Accès à l’école a rapidement suscité l’intérêt de plusieurs autres milieux scolaires.

En 2008, le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport octroyait une subvention au centre de pédiatrie sociale en communauté Côte-des-Neiges afin de soutenir l’implantation du programme dans d’autres écoles des quartiers Côte-des-Neiges et Hochelaga-Maisonneuve. En 2009, le programme était en place dans treize écoles.

La subvention du ministère prévoyait également un montant pour procéder à l’évaluation du programme. Celle-ci visait à évaluer son implantation dans les écoles et en mesurer les effets sur les parents, les enfants et le milieu scolaire.

L’évaluation a d’abord démontré que le programme avait été implanté de manière conforme à son modèle théorique et uniforme dans l’ensemble des écoles.

Quant aux effets, ils ont surtout été ressentis auprès des enseignantes. Ils se situent principalement au niveau d’une plus grande implication dans l’école, d’une meilleure préparation à l’accueil des élèves lors de la rentrée, du sentiment d’être mieux outillées pour intervenir, d’une meilleure perception des enfants qui transitent en maternelle 4 ans et d’une rentrée facilitée.

Du côté des parents, le programme aurait permis d’obtenir les informations requises pour préparer leur enfant à la rentrée, et d’anticiper avec une plus grande justesse le déroulement de la rentrée scolaire de ce dernier.

Finalement, les mesures utilisées pour rendre compte du développement des enfants n’ont pas permis de déceler d’effets du programme quant au développement socioaffectif et à la préparation cognitive des enfants à l’école, même si les commentaires recueillis auprès des enseignantes évoquent certains effets.

Les évaluateurs soulignent toutefois que l’évaluation a permis d’alimenter la réflexion sur la mise en place de pratiques de transition dans les milieux éducatifs.

Pour en savoir plus 

Rapport évaluation de l’implantation

Rapport évaluation des effets

 

L’équipe

Gilles Cantin, professeur au département d’éducation et pédagogie, Université du Québec à Montréal.

Caroline Bouchard, professeure au département d’études sur l’enseignement et l’apprentissage, Université Laval.

Annie Charron, professeure au département d’éducation et pédagogie, Université du Québec à Montréal.

Julie Lemire, professionnelle de recherche, Université du Québec à Montréal.

Durée

2008 à 2011

Bailleurs de fonds

Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport

Le centre Assistance d’enfants en difficulté (AED), maintenant connu sous le nom de Centre de pédiatrie sociale en communauté d’Hochelaga-Maisonneuve, a mis en place un Programme de prévention de la négligence parentale (PNP). Cette approche visait à contrer à court, moyen et long termes, les difficultés engendrées par la négligence parentale.

L’objectif était d’assurer un suivi structuré auprès des familles dont l’un des parents (ou les deux) avait préalablement été identifié comme à risque de faire subir de la négligence parentale. Il visait donc à fournir des ressources, outiller et épauler les parents dans leur rôle, favoriser les liens d’attachement entre l’enfant et son/ses parents et faire en sorte que les besoins de l’enfant soient comblés dans son milieu familial naturel.

Le programme a fait l’objet d’une évaluation qualifiée d’exploratoire compte tenu de la nature novatrice de l’initiative et des limites de la démarche d’évaluation.

Les objectifs consistaient à :

  • Recueillir la perception des usagers concernant les soins et services offerts dans le cadre du programme.
  • Déterminer les principaux bénéfices que les usagers considéraient en retirer.
  • Identifier à partir de plans d’intervention personnalisés, les principales retombées du PNP pour les usagers.
  • Examiner si les services offerts et les effets perçus par les usagers correspondaient aux objectifs du programme.

Les résultats démontrent que :

  • Le PNP a permis le maintien d’un nombre significatif d’enfants dans leur milieu familial.
  • Les parents participant au programme ont constaté des changements positifs dans leurs habiletés parentales, leur confiance en soi et la qualité de leurs relations avec leurs enfants.
  • Les parents participants reconnaissaient l’influence positive d’AED sur leur environnement familial, leur sentiment de sécurité et leurs besoins de soutien.

L’évaluation a soulevé deux hypothèses à explorer, à savoir qu’AED pourrait être 1) un tuteur de résilience pour les familles et 2) un facteur de protection pour les enfants.

Pour en savoir plus 

Résumé Prévention de la négligence parentale dans le quartier montréalais Hochelaga

L’équipe

Sophie Marcoux, M.Sc. Ph. D.

Durée

2009 à 2010

Bailleurs de fonds

Ministère de la Santé et des Services sociaux

 

Le Cercle de l’enfant est un processus de médiation conçu et mis sur pied par Hélène (Sioui) Trudel qui s’insère dans la pratique de la pédiatrie sociale en communauté. Il est né de l’effort de partager avec l’enfant et les membres de son réseau familial le pouvoir décisionnel détenu traditionnellement par les différents intervenants et professionnels. Ce partage du pouvoir passe d’abord par la mobilisation de l’enfant, des personnes significatives qui l’entourent et des principaux intervenants et professionnels qui sont impliqués dans sa vie. Il dépend ensuite de la volonté des différents participants de tisser un lien de confiance les uns avec les autres. Axé sur la mise en œuvre de la Convention relative aux droits de l’enfant, le but du Cercle de l’enfant est d’amener les participants à mieux répondre aux besoins de l’enfant.

Dans un premier rapport, des chercheurs du Centre de recherche sur l’enfance et la famille de l’Université McGill décrivent la mise en place de ce modèle d’intervention. Dix cercles ont été observés pendant l’été 2008 et l’automne 2009. Ils ont permis de recueillir des données descriptives sur 1) la participation des familles et des réseaux, 2) leurs perceptions concernant le Cercle, 3) l’accès et l’utilisation des ressources mises en commun, et 4) le partage d’information entre partenaires.

L’évaluation avait pour objectif

  • D’identifier les défis sur le plan de l’organisation entre les partenaires du programme.
  • D’identifier la perception du Cercle dans la communauté.
  • D’étudier les facteurs qui favorisent et inhibent la mobilisation des réseaux familiaux.

Les auteurs tirent un ensemble de réflexions et de conclusions à cette étude, notamment :

  • Le modèle répond à un besoin exprimé par les familles et les intervenants du réseau.
  • Il est adapté et utile dans la construction de partenariats.
  • Il incite les réseaux informels autour de l’enfant à prendre connaissance de ce qu’il vit et les amène à s’impliquer pour défaire l’isolement.
  • Il est réalisable et souhaitable, mais extrêmement complexe. Les collaborations entre les partenaires familiaux, communautaires et institutionnels sont particulièrement mises au défi pour trouver des lectures communes et des façons plus efficaces de travailler ensemble.
  • La rencontre à elle seule ne règle pas tout. Elle constitue, dans les situations les plus conflictuelles, une amorce de relation de travail. L’ajout de Cercles de suivi et le maintien de la communication entre partenaires principaux sont essentiels à la durabilité du filet instauré par le Cercle.
  • L’ajout de Cercles de suivi est devenu un processus systématique et très important du modèle, ce qui a fait évoluer sa nature. La prise de décision peut se prolonger, s’adapter à la mouvance de la situation de plusieurs enfants. Elle doit inclure de nouveaux intervenants en cours de route qui ne sont pas habitués au modèle. Cette transformation rapide témoigne de la flexibilité du modèle et de son potentiel à évoluer.

Pour en savoir plus

Synthèse évaluation cercle de l’enfant

L’équipe

Nico Trocmé, Directeur et professeur, École de travail social, Université McGill

Anne-Marie Piché, Centre de recherche sur l’enfant et la famille, Université McGill

Elizabeth Fast, Centre de recherche sur l’enfant et la famille, Université McGill

Angela Campbell, Centre de recherche sur l’enfant et la famille, Université McGill

Durée

2008 à 2011

Bailleurs de fonds

Fondation de la famille J.W. McConnell

Power Corporation du Canada

La Fondation des gouverneurs de l’espoir

 

Le programme Assistance d’Enfants en Difficulté (AED), maintenant connu sous le nom de centre de pédiatrie sociale en communauté (CPSC) Hochelaga-Maisonneuve, a connu une croissance importante dans les années 2000. Dans un souci de rigueur et d’amélioration de la qualité de ses services, le fondateur, le Dr Gilles Julien, a manifesté le désir de procéder à une évaluation des activités d’AED et de leurs effets sur la clientèle desservie et sur la communauté.

L’objectif était double.

  • Vérifier la pertinence d’AED par rapport aux besoins des utilisateurs.
  • Soutenir le développement d’AED en identifiant les éléments déterminants et les améliorations prioritaires à apporter au programme.

Selon cette évaluation, AED

  • Semblait bien répondre aux besoins des enfants en difficultés.
  • Visait un problème important, dont l’incidence se traduit sur le cours entier de la vie de l’enfant, et pour lequel peu d’interventions intégrées étaient proposées.
  • Proposait une programmation innovante et en tout point en accord avec les principes de la pédiatrie sociale sur lesquels il se fondait.
  • Ciblait des facteurs de risques identifiés par la littérature scientifique.

Afin de faciliter la généralisation du programme, l’évaluation suggérait :

  • De préciser et traduire de façon explicite la procédure de sélection de la clientèle d’AED pour bien baliser l’offre de soins et de services aux jeunes de 6 à 12 ans et les limites de celle-ci.
  • De clarifier davantage, au plan conceptuel, l’articulation du programme quant aux actions menées par AED auprès des parents afin de soutenir les pratiques parentales.
  • De clarifier les critères utilisés pour décider du choix et de l’intensité des activités offertes.

Finalement, l’évaluation soulignait que deux objectifs du programme soit, « Encourager les divers niveaux de gouvernement à promouvoir l’amélioration des services aux enfants démunis et aux familles les plus vulnérables » et « Contribuer à la défense des droits des enfants et des familles dans leurs milieux de vie » semblaient davantage en périphérie de la mission d’AED, considérant ses moyens d’action limités.

Pour en savoir plus

Rapport de recherche non disponible en format numérique

L’équipe 

François Chagnon, chercheur à l’Institut de recherche pour le développement social des jeunes, Chaire d’étude sur l’application des connaissances dans le domaine des jeunes et familles en difficulté, Université du Québec à Montréal

Louise Pouliot, professionnelle de recherche, Université du Québec à Montréal.

Durée

2007

Deux études du parcours d’Assistance d’Enfants en Difficulté (AED) et du Centre de services préventifs à l’enfance (CSPE) – maintenant connus sous le nom du Centre de pédiatrie sociale en communauté (CPSC) Hochelaga-Maisonneuve et du CPSC Côte-des-Neiges – ont été effectuées au début des années 2000 par une équipe du Centre de recherche et de formation du CLSC Côte-des-Neiges (CIUSSS du Centre-Ouest) à Montréal.

Ces études ont réalisé un bilan critique du parcours de ces deux organismes émergents à l’époque, et qui privilégiaient une approche axée sur l’empowerment, la collaboration intersectorielle et la mise en réseau des divers acteurs communautaires et sociaux.

Elles ont produit deux rapports qui décrivent le modèle d’implantation du CSPE, le modèle de fonctionnement d’AED dans les premières années, leurs secteurs d’activités et leurs réseaux de partenaires, et présentent la perspective d’intervenants, de partenaires et de parents fréquentant les centres.

Pour en savoir plus

Rapport Action communautaire, empowerment et construction identitaire : ethnicité et pauvreté (AED). Non disponible en format numérique

Rapport Recherche évaluative du Centre de services préventifs à l’enfance de Côte-des-Neiges (CSPE). Non disponible en format numérique.

L’équipe

Jacques Rhéaume, chercheur, Centre de recherche et de formation du CLSC Côte-des-Neiges, Université du Québec à Montréal.

Denise Roy, professionnelle de recherche, Centre de recherche et de formation du CLSC Côte-des-Neiges, Université du Québec à Montréal.

Durée 

2001 à 2003 (AED)

2003 à 2006 (CSPE)